Premières neiges sur Pondichéry, Hubert Haddad,Zulma,179pages

Premières neigesHochéa Meintzel, un survivant du ghetto de Lodz en Pologne, est devenu l’un des plus grands violonistes d’Israël. Son engagement pour la paix avec les Palestiniens lui vaut cependant de nombreuses animosités.

Il était dans un bus avec Samra, une jeune musicienne Palestinienne qu’il considère comme sa fille adoptive, lors d’un attentat auquel il survécut par miracle. Une fois remit de ses blessures, malgré son âge avancé, il décide de quitter Israël et accepte l’invitation à un festival à Chennai en Inde du Sud, ce qui, par cette fuite, lui occasionne encore plus d’ennemis.

Arrivé en Inde, il est accueilli par Mutuswani, une jeune musicienne, qui a pour lui une admiration démesurée. Elle lui sert de guide, l’accompagne de Chennai à Pondichéry, puis à Kochi. Lors d’une tempête il trouve refuse dans la synagogue avec quelques juifs qui lui racontent leur histoire, mélange de contes, de légende et de croyance depuis l’antiqué où la communauté juive s’était installé en ce lieu.

Hubert Haddad s’appuie sur le mystique du judaïsme pour conforter le lyrisme de son style empli de sensibilité, d’exubérance et d’exotisme.

Cette voix sereine, voilée d’intonations secrètes, lui évoque le fond clair de sa mémoire, quand il déambulait, encore jeune musicien, dans les ruelles de Jérusalem. Devenu Israélien, il s’était efforcé de tout effacer derrière lui, les visages, les décors perdus. L’apprentissage de l’oubli commence dans les rêves.

Un roman qui réveille les rêves.

olonnois85