Au bonheur des fautes, Muriel Gilbert,La librairie Vuibert,251pages

 

Au bonheur des fautesMuriel Gilbert est tombée dans la correction comme Obélix dans la potion magique. Elle n’y peut rien, elle repère les fautes comme un chien truffier ne peut s’empêcher de trouver les truffes.

Dans cet essai, elle nous raconte avec humour comment elle est devenue correctrice, en quoi concerne ce métier et comment elle l’exerce. Elle nous dévoile en passant quelques astuces pour naviguer à l’aise avec cette langue si complexe et parfois illogique. Bienheureux ceux qui seront capables de retenir ses conseils et s’épargner les écueils grammaticaux, syntaxiques et typographiques du français.

Avec bonheur elle n’est pas professorale, puisqu’elle est bien consciente qu’elle possède un don, un cadeau divin que tout un chacun n’a pas eu la chance de recevoir au berceau, sans quoi, si tous les « écrivants » le possédaient (ce qui n’est pas le cas de l’auteur de ces lignes), elle se retrouverait illico au chômage. Elle fait preuve également de beaucoup d’humilité : les correcteurs sont aussi des êtres humains et peuvent aussi se tromper, ce qui veut dire parfois ne pas repérer la bourde d’autrui.

Cet essai fort plaisant à lire devrait être mis entre toutes les mains.

olonnois85