Rencontre LOL du 20 juin chez Martine

Pour notre dernière rencontre avant le début des vacances scolaires que Martine nous fit passer en salle climatisée (génial par ces grandes chaleurs), nous avions trois livres au menu  :

Dans une coque de noix, de Jan McEwan (224 pages), a reçu un avis majoritairement positif, en s’accordant que ce n’est pas le meilleur roman de cet auteur (l’une des raisons d’un abandon en cours de lecture). L’idée de départ est originale : le narrateur est un fœtus qui constate que sa mère trompe son père et décide d’intervenir, d’autant qu’il ne se sait nullement désiré. Toutes ses perceptions du monde se font depuis l’intérieur du ventre maternel, ce qu’elle fait, ressent, mange et surtout boit. Un fœtus œnologue avant l’heure.

Premières neiges sur Pondichéry, de Hubert Haddad (192 pages), à quelques exceptions près, a été pour sa part peu apprécié. Bien que de petit format, il a mal circulé, comme s’il y avait dès le départ une réticence à le lire. Malgré une bonne écriture, le roman est pour beaucoup trop confus et surfait.

À l’inverse, La nature exposée, de Erri de Luca (176 pages) fait l’unanimité chez ceux qui l’ont lu (A.-C. se réjouit de mettre prochainement à son sujet un commentaire sur notre blogue). Deux histoires sont vues dans ce roman : d’abord celui du passeur, puis celui du sculpteur. Le premier, un montagnard voit sa liberté entravée par une publicité médiatique qu’il n’a pas voulue et se voit contraint de quitter sa région natale en Italie. Réparateur de statue, il lui est proposé de restaurer un Christ vêtu d’un pagne, ce qui entraîne une réflexion sur le sexe et la nudité, symbole de la nature humaine (cf. Amazon).

 

Au cours de notre rencontre, nous avons évoqué également (liste non exhaustive) :

  • Homère, Iliade de Alessandro Baricco, 231 pages (voir le commentaire sur notre blogue)

  • Un jour on fera l’amour, de Isabelle Desequelles, 194 pages (voir le commentaire sur notre blogue).

  • Au bonheur des fautes, de Muriel Gilbert, 251 pages (voir le commentaire sur notre blogue)

  • Les vies de papiers, Rabih Alameddine, 326 pages (voir le commentaire sur notre blogue)

  • Lantano de Jean-Christophe Grangé, 784 pages : « Quand il ne joue pas avec nos nerfs, Jean-Christophe Grangé joue avec nos peurs. » (cf. FNAC)

  • Baad, de Cedric Bannel, 504 pages. Le patron de la brigade criminelle de Kaboul, ancien sniper de Massoud, enquête sur des meurtres d'enfant, tandis qu’à Paris la commissaire Nicole Laguna est sur la trace de l'inventeur d'une nouvelle drogue de synthèse. (cf. Amazon)

  • Les jours enfuis, de Jay McInerney, 496 pages, une suite de La belle vie et Trente ans et des poussières.

  • Wilderness, de Lance Weller, 405 pages, « Wilderness est une fresque ambitieuse qui décrit la course contre la mort d'un homme à travers l'histoire et le continent américain. » (cf. Amazon)

  • Comme un ruban de soie rouge, de Cécile Wong, 410 pages. Roman sur une saga familiale d’émigré Chinois à Hawaï.

  • Le bureau des jardins et des étangs, Didier Decoin, 392 pages : voyage initiatique d’une jeune veuve dans le Japon médiéval.

  • Enfin Une éducation catholique et L’autre qu’on adorait de Catherine Cusset.

 

Bien entendu, nous avons beaucoup parlé du Café littéraire d’Aïda la semaine passée où elle recevait le docteur Meas Younna, personnage du roman Le marié de la Saint Jean de Yves Viollier, également présent. Le livre circulera et fait partie des trois œuvres dont nous causerons lors de notre prochaine rencontre.

Sont également proposés comme lecture : La perle et la coquille, de Nadia Hashimi, et Mâcher la poussière de Oscar Coop-Phane, qui promettent d’intéressantes discutions, le mardi 11 juillet chez A.-C.

 

Nous avons aussi convenu que pour un meilleur suivi des livres en circulation, les courriels auront comme « Sujet » le titre de l’ouvrage concerné.

Nous nous sommes mis d’accord de limiter notre cercle aux participants actuels (soit 9 lectrices/lecteurs). Celui qui reçoit peut bien entendu convier une ou des personnes de son choix à participer comme invité.

Pour finir la rencontre, une attaque fut menée contre notre ligne par la maîtresse de maison à l’aide d’un clafoutis. Il n’est cependant resté aucune trace de cette arme. Par manque de preuve, le forfait ne sera donc pas poursuivi.

Le mot de la fin revient à Claire qui déclara en cours de la rencontre : « mieux vaut lire un vieux bon qu’un nouveau moche ».

olonnois85