La perle et la coquille de Nadia Hashimi, Édition Mylady, 567 p.

La perle et la coquilleL’auteure est venue d’Afghanistan avec sa famille aux États-Unis, dans les années 70. C’est au cours d’un voyage en 2002, dans son pays d’origine, qu’elle prend conscience du sort atroce des femmes afghanes.

Deux vies s’entrecroisent dans son roman. Celle de Shekiba, il y a 100 ans, une enfant défigurée par un accident domestique et qui sera vendue, puis mariée de force avant de trouver une échappatoire à son existence. Et celle de Rahima, son arrière-petite-fille, en 2007. Rahima vit à Kaboul et les talibans interdisent aux filles de sortir seules, donc d’aller à l’école. Un seul moyen, se travestir en garçon pour accompagner ses sœurs. La ruse peut servir jusqu’à la puberté, âge où, au nom d’Allah, on la marie et sa vie bascule en enfer.

La vie de son aïeule, racontée au fur et à mesure par une de ses tantes, va guider Rahima, mais ce récit poignant, soulève toute la question des femmes dans un pays où, en un siècle, leur condition n’a cessé de se détériorer.

Monohak