Les bras cassés,Yann Le Poulichet, Denoël, 281pages

Les bras cassésLorsque Jules décroche le téléphone et qu’on lui demande s’il est le détective, il répond par l’affirmative.

Avec cette réponse à la légère, il s’engage avec ses deux amis et colocataires Virgil et Nico dans une aventure abracadabrantesque. À trois, ils viennent juste de s’installer dans le logement d’un détective qui a filé à l’anglaise, sans résilier son contrat téléphonique, et auquel l’appel était destiné. Chômeurs, leurs occupations habituelles se limitent à s’enivrer à la bière et participer à des paris sur Internet pour gagner quelques euros qui leur permettent de vivoter.

L’histoire dans laquelle ils sont plongés les dépasse rapidement : un meurtre, un accident mortel, l’enlèvement de la sœur de Virgil, des Serbes (ou Croates) violents, des producteurs véreux de jeux télé, des histoires d'adultère, la police à leurs trousses, cela fait beaucoup pour ces néophytes. Jules n’a même pas envie de coucher avec Linh, une Vietnamienne amoureuse de lui qui héberge un temps ces bras cassés et les aide, et qui attend avec patience qu’il soit disposé à cela.

Si une comparaison avec le genre de roman policier de Sophie Hénaff (Poulet grillé) est justifiée, Yann Le Poulichet n’atteint pas (encore) son niveau d’écriture.

olonnois85