Seules les bêtes, Colin Niel, Rouergue Noir, 212 pages

Seules les bêtesAlice est assistante sociale auprès d’agriculteurs en difficulté. Elle rencontre ainsi Joseph. Bien que mariée elle en tombe amoureuse et devient sa maîtresse.

Joseph connaît bien Guillaume Ducat qui fut son voisin et avec qui il avait un contentieux. Il est resté un berger très solitaire et reçoit la visite de l’assistante sociale.

Maribé est une paumée de la vie. Sortant juste d’une affaire amoureuse qui a mal tourner, elle s’éprend d’une femme de 20 ans plus âgée qu’elle et la rejoint.

Armand est un jeune brouteur africain, c’est-à-dire arnaqueur sur Internet. Sa spécialité est le « love ». À des milliers de kilomètres de là, un dénommé Michel tombe dans son piège.

Michel, ouvrier agricole, a repris la ferme de son ancien employeur après avoir épousé sa fille Alice. Ses vaches l’intéressent plus que sa femme, son manque d’amour cruel.

Tous sont plus ou moins liés, parfois sans le savoir, à la disparition d’Évelyne Ducat, un 19 janvier, après une forte tempête sur le causse. Ils racontent tour à tour leur rôle dans cette histoire, chacun avec sa vision des faits, son avis, sa réponse.

Tous ne se connaissent pas, mais tous, à des degrés différents, ont une part de responsabilité dans le drame. Les justices des hommes seraient pourtant bien en peine pour les condamner. Dans l’antiquité, la volonté des Dieux aurait été évoquée. Le hasard, la malchance sont les maîtres d’œuvre. Sans oublier la faiblesse des hommes.

Colin Niel construit un roman noir haletant, un roman qu’un lecteur ne devra pas prendre en main s’il a quelque chose d’urgent à régler, parce qu’il lui sera très difficile de le lâcher avant la dernière page.

olonnois85