La femme nue, Elena Stancanelli, Stock, 195pages

 

La femme nue

Anna, la narratrice, se confie à Vale (son frère ?) et tente d’expliquer les raisons de son comportement des derniers temps. Alors qu’elle partageait sa vie avec Davide depuis cinq ans, elle surprend par hasard au téléphone une conversation qu’il a avec un ami. Bien que le couple se veuille très libre, elle comprend que Davide a une liaison avec une autre femme qu’elle appelle Chien. Jalouse, elle installe une application sur l’iPhone de Davide qui lui permet de le localiser à tout instant. Elle pirate son compte Facebook et tombe dans le harcèlement. C’est la confession d’une femme qui met son âme à nue.

Hélas, le roman d’Elena Stancanelli ne s’arrête pas là. Bientôt, il n’est plus question que de sexe. Bien qu’Anna soit séparée de Davide, ils baisent à chaque occasion. Elle admire les photos de la chatte de Chien que celle-ci a envoyées à Davide, s’épile à son tour et envoie les photos de sa propre chatte à tous les amis qu’elle a ou a eus. Son départ pour un séjour à Londres est l’occasion de se faire baiser à l’aéroport par un contrôleur, etc. Le lecteur avisé ferme ce livre lorsqu'elle commence à saisir toutes les verges à sa portée de main… ou de bouche.

Mal écrit (ou mal traduit), le texte est répétitif et à la hauteur du contenu du roman, c’est-à-dire très bas. Le déroulement de l’action prévisible et exécrablement construit, les pensées d’Anna aussi plates qu’une limande. Pas érotique pour un sou, pornographie primitive.

Si l’émancipation de la femme se limite à ce genre d’écrit, elle a encore beaucoup de chemin devant elle.

olonnois85