La part des anges, Laurent Bénégui, Julliard,169 pages

 

La part des angesMaxime, biologiste généticien, vient d’apprendre le décès de Muriel, sa mère, à qui il rendait fréquemment visite les derniers mois. Un cancer cérébral a fini par l’emporter. Bien que cet événement fût prévu depuis quelque temps, il ne s’y était pas préparé. Avant de descendre de Paris à Saint-Jean-de-Luz où elle résidait après des années d’errance de par le monde comme journaliste, il règle autant que possible les modalités de l’incinération. C’est à ce moment que l’ardente Nathalie, avec qui il voulait rompre, lui propose d’aménager chez elle.

À Saint-Jean-de-Luz, après la crémation, on lui remet l’urne avec les cendres de Muriel dont il ne sait dans l’immédiat que faire. L’idée lui vient de placer cette urne dans un cabas et de l’emporter sur le marché qu’elle affectionnait. Pour lui, c’est un ultime hommage que de faire une dernière fois des courses en compagnie de sa mère. Il y croise cependant Maylis, l’infirmière qui s’occupait d’elle et est éprise de lui, ce dont il ne s’était pas rendu compte lors de ses précédentes visites.

Maxime découvre d’un seul coup combien elle est séduisante. La voix « off » de la défunte dévoile très tôt l’intrigue simple de ce roman. Muriel, présente en esprit, qui n’aimait pas Nathalie, je réjouis de cette rencontre entre Maxime et Maylis pour qui elle avait une intense affection.

Laurent Bénégui traite avec humour, humour parfois grinçant qui colle très bien à la personnalité de Muriel, mais aussi beaucoup de délicatesse sur un sujet fort sensible. Il profite de la description des produits sur le marché pour une déclaration d’amour au Pays basque et à ses habitants. Sans avoir de grandes ni de profondes ambitions, La part des anges est un plaisant roman.

olonnois85