Une vie sans fin, Frédéric Beigbeder, Grasset, 360 pages

La vie sans finLa mort, quelle hécatombe ! Et quelle obsession !

Surtout lorsqu'on a promis à sa fille que jamais la mort ne nous frappera... et qu'on est un peu… narcissique....

Dans ce roman, FB accompagné de sa fille Romy, pré-ado très attachante et de son petit robot, va sillonner le globe à la recherche des dernières avancées scientifiques qui lui permettront de tenir sa promesse.

Nous qui ignorions tout du transhumanisme, allons tout apprendre du rajeunissement des cellules, de l'allongement des télomères, de la crispérisation de l'ADN, de l'impression d'organes en 3 D, de la robotisation humaine. C'est une folle avancée de la recherche aujourd'hui, pour des lendemains encore flous et inquiétants. Car attention, l'invention de l'éternité n'est pas pour tout le monde : seul un petit nombre pourra en profiter et le titre du roman est heureusement pour notre planète, encore trompeur.

Ce thème dérangeant est édulcoré par des anecdotes farfelues, des digressions amusantes, des réflexions semi-désabusées, drôlatiques (un passage inoubliable sur les selfies).

Le talent d'un  FB toujours aussi impertinent, révolté, déjanté, mais plus responsable, tendre et un peu assagi.

melianne