Vers la beauté de David Foekinos (chez Gallimard, 224 pages

Vers la beautéPourquoi Antoine Duris, professeur aux Beaux-Arts à Lyon et spécialiste de Modigliani, a-t-il postulé pour un emploi de gardien de salle au Musée d’Orsay ?

Mathilde, la DRH qui l’engage, comprend qu’il y a un mystère, sinon un secret, derrière cet homme cultivé qui semble fuir toute relation sociale, mais n’hésite pas à intervenir pendant le commentaire du guide officiel…

Antoine tente de guérir d’un traumatisme, d’un immense sentiment de culpabilité que peine à adoucir cet exil imposé par sa conscience torturée. La beauté apaise, mais l’art est également source de questionnements et peu à peu, le drame émerge comme remonté à la surface d’une œuvre.

Le style est, comme d’habitude, dépouillé et incisif et la trame de l’histoire se détricote au fur et à mesure que les angoisses d’Antoine se font jour, grâce à l’écoute et la bienveillance de Mathilde.

Peut-être pas le meilleur livre de l’auteur, mais une histoire en forme de conte philosophique agréable à lire avec parfois des digressions qui nous emmènent vers la quiétude, vers la beauté.

Monohak