J’ai perdu Albert, Didier de Cauwelaert, Albin Michel, 213 pages

J'ai perdu AlbertDepuis son enfance, Chloé héberge dans sa tête l’esprit de Albert Einstein. Avec son aide, elle aurait pu devenir une grande physicienne, si le monde scientifique l’avait prise au sérieux. Au lieu de cela, grâce aux prévisions d’Albert, elle est devenue une voyante renommée qui conseille aussi bien les grands de l’industrie que les services de sécurité, même l’OTAN fait appel à ses services.

Un jour cependant, l’esprit d’Albert la quitte pour s’installer dans la tête de Zac (pour Zacharia), un garçon de café apiculteur à ses heures qui rêve de stopper la mort les abeilles et sauver l’humanité… comme Albert.

Le roman farfelu de Didier van Cauweleart débute allègrement et n’est pas à prendre au sérieux au premier degré (ni au second ou au troisième). Lorsque les deux protagonistes, Chloé et Zac se rencontre et tombent amoureux l’un de l’autre, le roman atteint son apogée en révélant quelques éléments du caractère d’Einstein (fictifs ou réels, peu importe). Malheureusement, tel un soufflé sorti trop tôt du four, l’intrigue retombe à plat. Dommage, J’ai perdu Albert aurait pu être un amusant roman. À vouloir trop en faire dans le facétieux, Didier van Cauwelaert rate sa cible.

Olonnois85