Faire mouche, Vincent Almendros, Minuit, 127 pages

 

Faire moucheAprès des années d’absence, Laurent revient pour le mariage de sa cousine dans le village de son enfance. Il est accompagné par Claire et non pas par Constance, pour qui elle se fait passer. Il retrouve sans élan ceux de sa famille qui sont encore là. Les sous-entendus, les non-dits se succèdent. L’atmosphère est tendue, les reproches des uns aux autres empoisonnent l’air. Dire la vérité n’est pas l’apanage dans cette famille. Le poids du passé insurmontable. Les descriptions des objets et des personnages sont d’autant plus précises qu’elles sont courtes et incisives. Bernard Pivot en dit : « Tout autre romancier aurait raconté la même histoire en 250 pages. Vincent Almendros n’a besoin que de la moitié. Elle n’en est que plus troublante. » 

Il faut choisir son moment pour commencer ce roman, parce qu’il ne sera pas possible d’interrompre sa lecture.

Olonnois85