Les prénoms épicènes, Amélie Nothomb, Albin Michel, 159 pages

 

Les prénoms épicènesReine délaisse son amant pour épouser un homme riche.

Dominique, après quelques réticences, se laisse conquérir par Claude. Ils s’installent à Paris où Claude doit lancer une succursale de la firme où travaillait Dominique. Ce n’est qu’après quatre ans de mariage que Dominique met au monde une fille qu’ils nommeront Épicène. La relation entre ces quatre personnages a ses coins d’ombre.

Au pas de course, Amélie Nothomb déroule son roman sans s’attarder sur des descriptions secondaires et s’en tient à l’essentiel. Dire d’une femme qu’elle est belle suffit, inutile de décrire en quoi consiste sa beauté. Les caractères sont définis par leurs actions ou à travers de brefs dialogues.

La première moitié est quelque peu ardue et guère passionnante. Le changement intervient lorsque Dominique rencontre Reine.

L’écriture de l’auteur est avare de mots. Amélie Nothomb narre son intrigue en phrase simple et courte, dans un style très dénudé. Cependant, comme toujours, son vocabulaire est riche et large. Au détour de phrase banale, le lecteur découvre de temps en temps des expressions qu’il a, avec un peu de chance, déjà rencontrée une fois dans sa vie. Il y a du Nothomb dans ce Nothomb. Inévitablement la boisson préférée de l’auteure (le champagne, le vrai) est évoquée et l’héroïne est comme par hasard d’une intelligence exceptionnelle.

Ceux qui apprécient la dame au chapeau apprécieront également Les prénoms épicènes. Les autres diront « Déjà lu ».

Olonnois85