Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent, Jeannette Bougrab, Cerf, 191 pages

 

Lettre aux femmes voiléesIl est à craindre que, malgré son titre, la lettre de Jeannette Bougrab ne sera pas lue par ceux à qui elle est destinée, mais par ceux qui sont déjà convaincus.

Cet essai décrit la situation catastrophique de la position des femmes dans quelques pays où l’islam s’est imposé (Iran, Algérie, Indonésie, Arabie saoudite, etc.), souvent dicté par le wahhabisme.

La perte des hommes de ces régions de leur rang dans le monde moderne les poussent, avec une lâcheté démesurée, à tenter de le reprendre aux dépens de plus faibles qu'eux, c’est-à-dire des femmes. Plus ils sont médiocres et pleutres, plus leur violence est grande. Incapable de se tenir droit face à l’occident qu’ils rejettent, croyant se grandir, ils se rabaissent encore en opprimant. Ils ne sont dominant que par rapport au néant, d’où leur besoin d’anéantir les femmes en tant qu’être humain, de les réduire à des créatures non-existantes.

En cas de faute, le schéma de rejet de celle-ci sur l’autre est d’autant plus aisé qu’ils sont plus faibles et ne peuvent se défendre. La charia leur est un inestimable outil. Ceux qui violent ne sont pas des violeurs, ils ont seulement été provoqués et ont succombé à une pervertisseuse. C'est Adam et Ève en plus pervers.

Le réquisitoire de Jeannette Bougrab ne s’arrête pas aux théocrates de tout acabit, mais s’étend à ceux qui les soutiennent autant qu’à ceux qui les tolèrent. Et ils sont légion dans les pays démocratiques telle que la France. En faute est une tolérance erronée, une tolérance cynique, une tolérance coupable de complicité.

Emanuel Macron a récemment déclaré : « Lorsque l’on va le samedi dans les manifestations violentes, on est complice du pire ». Servir de paravent à la violence est la soutenir. Entre complice et coupable, le pas est vite franchi.

Ainsi, celui qui tolère la violence, la couvre, se rend complice de violence. En justice, celui qui voit une personne en danger sans la secourir est coupable de « non-assistance en danger ». Jeannette Bougrab nomme plusieurs personnes dans ce cas, comme l'ancien Ministre de l'Intérieur et autres.

Se voiler volontairement dans notre société libre est bien plus qu’un affront à toutes celles qui ailleurs sont contraintes de porter le hijab sous peine de violence, parfois de mort. Ces femmes livrent aux assassins l’arme de leur crime. Jeannette Bougrab les cite, livre leurs noms tout comme la liste des noms des victimes.

Lettre aux femmes voilées et à ceux qui les soutiennent devrait être une lecture obligatoire pour tous les politiciens, les juristes, les religieux de toutes obédiences.

olonnois85