Deux sœurs, David Foenkinos, Gallimard, 173 pages

Après cinq ans, Étienne quitte brusquement Mathilde pour Iris, son précédent amour de retour d’Australie. Mathilde ne supporteDeux sœurs pas et n’accepte pas cette séparation, se referme sur elle-même, ce qui la conduite à une profonde dépression. Sa sœur Agathe, mariée avec Frédéric, la recueille dans son petit logement et la loge dans la chambre de sa fille Lili d'à peine un an. Mais Mathilde est jalouse du bonheur de sa sœur. Une rivalité sournoise et délétère amène à la catastrophe.

La première partie assez banale de ce roman de David Foenkinos décrit la lente descente vers la dépression de Mathilde. Elle refuse toute aide et tout soutien, va jusqu’à harceler celui qu’elle ne veut pas lâcher. Mathilde, par son obsession et son acharnement attire peu de sympathie. Elle souffre sans nul doute, mais semble se complaire dans cette souffrance qu’elle nie devant ceux qui veulent l’aider.

Le style de David Foenkinos est en plus rébarbatif et des passages répétitifs, son personnage antipathique, partagé entre égoïsme et égocentrisme, ce qui n’incite guère à poursuivre la lecture..., ce qui serait une erreur.

Le plus mauvais côté de Mathilde se révèle dans la seconde partie du roman où elle est confrontée au bonheur de sa sœur. Ce n’est pas Étienne qu’elle a aimé, mais elle-même. Seulement elle ne supporte pas ne pas être le centre des intérêts des autres, mais en même temps, elle se sent rabaissée si quelqu’un exprime la moindre compassion ou évoque ses possibles problèmes.

En fin de compte, malgré la faiblesse de l’écriture et des notes de bas de page totalement superflus, Deux sœurs est un roman qui ne laisse pas indifférent et qui mérite d’être lu.

olonnois85