Marcher jusqu'au soir, Lydie SALVAYRE, Stock, 211 pages

 

Marcher jusqu'au soirBonne idée ce scénario, se faire enfermer dans un musée devant une œuvre. Cogiter sur l'art, le musée, la recherche de la perfection, l'impossibilité de révéler le sujet, l'argent, Giacometti, sa vie, ses aspirations… et nous parler de colère !

Colère de rester de marbre devant l'œuvre, colère de n'avoir pas baignée dans un milieu culturel, de ne pas trouver les mots, colère de son passé de pauvre, d'un père violent (un prochain livre ?).
Mais, à la réflexion, cette colère n'est pas la bonne/la vraie colère, c'est contre la mort, cette fin terrifiante qui se rapproche/et la compréhension que cet homme qui marche, marche vers la mort, ployé, fatigué, résigné, seul.
Tout le contraire de la jouissance, de la vie qui ressort du reste du musée Picasso, des toiles du maître défiant la mort, hymne à la vie et à ses plaisirs.
« L'art ne pouvait rien, en somme, contre le fait que vivre faisait mal. »
Joli livre, qui ressemble un peu à un livre de prières.

mélianne