Sur les chemins noirs, Sylvain Tesson, Gallimard,142pages

Sur les chemins noirs

« … pris de boisson, je m’étais cassé la gueule d’un toit où je faisais le pitre. »

Avec cet aveu en avant-propos, en lieu de rééducation Sylvain Tesson décide de traverser la France à pied par les chemins de traverse.

Il parle un peu de la nature, un peu des gens qu’il rencontre ; il se fait parfois un peu philosophe, un peu critique social. Il est parfois un peu poétique et parfois un peu ironique ; se fait un peu sérieux ou un peu amusant ; parsème un peu de clichés, un peu de platitudes. Il doute un peu de lui, un peu des autres, regrette un peu les temps lointains de la France rurale d’avant-guerre et un peu les temps récents où il pouvait bourlinguer de par le monde.

Ce livre contient beaucoup d’un peu, c’est-à-dire finalement rien. C’est le texte d’un auteur pour qui le « je » n’est pas une forme narrative, mais la substance même de son œuvre. Certains appellent cela du nombrilisme.

Les phrases ont beau être parfois bien tournées et le texte fluide, le contenu reste maigre. « Je » n’a rien à dire, alors il l’écrit.

olonnois85