Nole me tangere (ne me touche pas), Andrea Camilleri, Métaille, 139 pages

Noli me tangere

Alors qu’elle s’apprêtait à publier son premier roman, Laura Garaudo, femme du renommé écrivain Mattia Todini, disparaît. Le commissaire Maurizi est chargé de l’enquête. À travers divers entretiens avec son mari, ses amants, sa meilleure amie et d’autres proches, des courriers et divers documents laissés par Laura, Maurizi cerne peu à peu la personnalité très complexe de la disparue. Il établit le lien entre sa disparition mystérieuse et son intérêt pour la fresque du couvent San Marco à Florence « Noli me tangere » de Fra Angelico.

Fresque noli me tangere

 

Cette phrase, titre du roman, aurait été prononcée par Jésus à l’encontre de Marie Magdalena lorsqu’elle le reconnu après à sa résurrection dont elle fut le premier témoin. De nombreux parallèles peuvent d’ailleurs être établis entre Laura et les légendes concernant Marie Magdalena.

Dans ce court roman, l’enquête du commissaire Maurizi n’est pas au premier plan, mais la personnalité tourmentée de Laura (d’où l’intérêt de se renseigner auparavent sur Marie Magdalena). La fascination du commissaire pour cette femme qu’il n’a jamais vue, très belle de réputation et dénigrée par ses amants, lui fait perdre son objectivité, mais pas sa détermination à la retrouver.

Le nonagénaire Andrea Camilleri, créateur du commissaire Montalbano, livre ici un roman alerte avec beaucoup de délicatesse. Son texte est principalement composé de dialogue, parfois très bref ; le renoncement systématique à de rébarbatives descriptions évite les longueurs et donne à cet écrit un rythme soutenu. Andrea Camilleri paraît avoir rédigé son roman comme un divertissement et régale à cette occasion ses lecteurs.

olonnois85