La rose de Saragosse de Raphaël Jerusalmy, Actes sud

Limages’Inquisition et ses horreurs dévastent l’Espagne  en cette année 1485. La nuit ou le père Arbués, grand Inquisiteur détesté de tous, est assassiné, des affiches gravées sur un mode caricatural et ironique, fleurissent aux quatre coins de Saragosse. Torquemada, le prélat qui tyrannise tout le peuple, des aristocrates aux  «  familiers » (sorte de mercenaires, délateurs payés pour leurs informations) déclare la guerre à ces images.

L’un de ces familiers est Angel de la Cruz, un noble désargenté à la plume acérée, au dessin précis. Il se voit comme un artiste. Sa route croisera celle de Léa, fille du noble Ménassé de Montesa. Une artiste elle-aussi, mais qui cache son jeu en jouant les filles soumises.

Une histoire d’amour impossible dans laquelle on évoque plus la folie des hommes et leur soif de pouvoir. Mais aussi, sur fond d’un Moyen-Age rustre et ignorant, aliéné par les conflits religieux, l’idée que l’art et l’instruction peuvent triompher de tout.

Un livre actuel, malgré l’époque lointaine, que l’on aimerait croire révolue.

Et surtout un surtout un style éblouissant, recherché, très prenant.

monohak